Interview de Bruno Heller

Published on mai 29th, 2011

Le site web Entertainment Weekly à eu l’honneur d’interviewer le créteur de la série série juste après le fabuleux final de cette dernière. Dans cette interview, il répond aux questions concernant ce terrifiant « season final » qinqi que la saison 4 de Mentalist.

Donc était-il vraiment John le rouge ?

C’est une de nos questions brûlantes alors que nous confrontons Bruno Heller, le méchamment doué producteur exécutif de The Mentalist sur CBS (et, sans oublier Rome sur HBO). Heller parle pour la première fois du final choquant de la semaine dernière, où Patrick Jane a abattu de sang froid son ennemi de longue date et tueur en série dans un centre commercial. Quelle est l’histoire derrière cette scène pivot, pourrait-il y avoir un spin-off de Mentalist et quelles sont les dernières nouvelles sur le film Rome ? Lisez la suite.
ENTERTAINMENT WEEKLY : Quand nous avons parlé la dernière fois peu après que vous ayez lancé The Mentalist, vous avez dit que Patrick Jane serait confronté à Red John à la fin de la série, pas à la fin d’une saison. Pourquoi changer ça ?

BRUNO HELLER : Bonne question. Pris dans mon propre piège. [Silence] La réponse sera révélée au début de la prochaine saison. Jane voulait savoir si c’était John le rouge ou non. Et l’homme lui a donné la preuve qu’il l’était. Une question demeure : Était-ce Red John? La grande question est : Comment Jane va s’en tirer avec ce meurtre? Peu importe l’homme qu’il était, vous n’avez pas le droit de faire cela.

ENTERTAINMENT WEEKLY : Quand j’ai regardé une nouvelle fois la scène, j’ai réalisé que pendant la totalité de la conversation, Jane essaye d’arriver au point où il sera convaincu de l’identité de John le rouge pour qu’il puisse passer à l’action. Bien que les lecteurs aient débattu sur sa véritable identité, c’était plutôt clair qu’en tant que spectateur vous êtes censé être convaincu que c’était lui. Pour vous c’est encore d’actualité ?

BRUNO HELLER : Ce que vous obtenez de cette scène est ce que vous devriez obtenir. Le spectateur est supposé être convaincu. Patrick Jane est certain qu’il s’agit de John le rouge. Quelques personnes n’en sont pas si sûres. Le fait est que John le rouge est un maître dans l’art de la manipulation. Si John le rouge voulait mourir, peut-être que c’est ainsi qu’il voulait mourir. Ou peut-être qu’il veut juste que Jane pense qu’il soit mort.

ENTERTAINMENT WEEKLY : De toute façon, il semble que ce ne soit pas la fin de l’histoire Red John. La série ne va pas recommencer à zéro.

BRUNO HELLER : Bien, voyez-le de cette façon. Si vous, James, vous tuez votre pire ennemi, serait-ce la fin de l’histoire? Non. Cela serait le début d’une toute autre histoire. Désolé de jouer aux jeux d’esprit avec vous.

ENTERTAINMENT WEEKLY : J’aurais été déçu si vous ne l’aviez pas fait. Est-ce que vous avez toujours imaginé la scène de Jane face à John le rouge de cette façon ?

BRUNO HELLER : Peu importe comment je l’ai imaginée, ce n’était pas la manière dont Patrick Jane la concevait. C’est une scène ou il est question de vengeance. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais même mangé froid vous avez encore faim après l’avoir fini. J’ai pensé que c’était une belle et puissante scène. C’était précisément l’environnement banal et peuplé qui l’a rendu puissante. C’est aussi ce qui fait que c’est un peu irréel pour Jane – Est-ce que j’ai fais ça ? Et comment se sent-il maintenant? C’est un peu comme une dépression post-coïtale – une de ces choses que tout le monde ressent et dont personne ne parle.

ENTERTAINMENT WEEKLY : Il a l’air secoué, troublé et en paix en même temps, est-ce que cela décrit bien comment il est à présent ?

BRUNO HELLER : C’est est très juste. Comment vous vous sentez quand vous venez de faire quelque chose de si simple qui change votre vie?

ENTERTAINMENT WEEKLY : Il y a un moment où on pense qu’il va laisser John le rouge s’en aller. Et on pense : si cela arrive, c’est une violation totale du personnage de Jane tel que nous avons apprit à le connaître – même si, comme nous le pensons dans cette scène, John le rouge a une arme et Jane non – nous voulons juste que Jane s’attaque à lui.

BRUNO HELLER : Absolument. Le côté diabolique du scénario est que vous essayez de rendre le spectateur complice du meurtre : Tue le mec ! Saute sur lui ! Et puis une fois que vous l’avez fait, c’est : J’ai tué ce type, maintenant quoi ? Si vous utilisez ce genre de violence dans une série comme celle-ci, vous devez amener le spectateur avec vous et ensuite questionner leur jugement.

ENTERTAINMENT WEEKLY : Au début de la série vous avez dit quelque chose que j’ai trouvé vraiment intéressant. Vous avez suggéré que la série était à moitié aussi bonne qu’elle peut l’être. Maintenant, est-ce la série est là ou vous voulez qu’elle soit ?

BRUNO HELLER : Oh, j’étais vraiment honnête, n’est pas? Nous allons y arriver. Cela peut être comme cuisiner le même plat encore et encore. Mais plus vous le faites, plus vous trouvez l’origine du succès de la série. Nous essayons toujours de faire mieux.

ENTERTAINMENT WEEKLY : Aucune date sur le film Rome ?

BRUNO HELLER : J’aimerais bien. Il y a un scénario. Il a été question de ça à Cannes. Mais je ne retiens pas mon souffle.

ENTERTAINMENT WEEKLY : Et enfin, aucune chance d’un spin-off de Mentalist ?

BRUNO HELLER : Cela serait tentant. L’une des belles choses au sujet d’une série qui dure aussi longtemps est que les personnages secondaires prennent vie. Nous pourrions faire un spin-off. Je n’en ai pas développé, mais on ne sait jamais.

Traduit par Mentalist Hypnpweb

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